La réponse en bref
Au 29 juillet 2026, jour de sa sortie française, Spider-Man: Brand New Day affiche 91 % sur Rotten Tomatoes et 70 sur 100 sur Metacritic, sans aucune critique négative recensée. Les éloges portent sur le ton terre-à-terre et sur Tom Holland, les réserves sur la durée et sur les branchements avec le reste du Marvel Cinematic Universe. Tous ces relevés bougent encore d'heure en heure.
Cet article ne contient aucun avis personnel. Il n'a pas été écrit après une projection et ne dira pas si le film est réussi. Son objet est plus vérifiable : rassembler ce que les agrégateurs affichent et ce que les critiques ont signé, en attribuant chaque affirmation à son auteur.
La précision n'est pas une coquetterie : un jour de sortie, les scores bougent d'heure en heure et les projections de recettes ne sont pas des recettes. Chaque chiffre est donc daté. Pour le dénouement plutôt que l'accueil, notre décryptage de la fin et de la scène post-crédits traite la question à part.
Les scores agrégés au 29 juillet 2026, et pourquoi ils bougent encore
Rotten Tomatoes : 91 % et le statut Certified Fresh
Au relevé du 29 juillet 2026, le film affiche 91 % de Tomatometer et décroche le statut Certified Fresh, sur 163 critiques comptabilisées — un total qui a grimpé dans la journée jusqu'à 167 puis 168 avis. La veille, la fiche affichait encore 90 % pour 135 critiques, et elle était même redescendue autour de 88 % quand une centaine d'avis seulement avaient été intégrés.
Trois points d'écart en vingt-quatre heures, sous le seul effet du remplissage de l'échantillon : deux articles publiés à un jour d'intervalle peuvent citer deux chiffres différents sans qu'aucun soit faux. Pour repère, les volets précédents du personnage se situent entre 91 % et 93 %. Nos analyses de Homecoming et de Far From Home reviennent sur chacun d'eux.
Metacritic : 70 sur 100, et zéro critique négative
Sur Metacritic, qui pondère les notes au lieu de les trier en pouce levé ou baissé, le film obtient 70 sur 100 au 29 juillet 2026, dans la catégorie « Generally Favorable ». Le score repose sur 42 critiques presse : 32 positives, 10 mitigées, aucune négative. Une mise à jour a porté le total à 43 critiques dont 33 positives, toujours sans avis négatif.
L'écart entre les deux plateformes n'a rien d'une contradiction. Le Tomatometer compte la proportion d'avis favorables : une critique tiède mais positive y pèse autant qu'un coup de cœur, quand le Metascore moyenne des notes converties. Un film que presque tout le monde trouve bon sans le trouver exceptionnel produit exactement ce profil.
Ce sur quoi la critique s'accorde en bien
Un Spider-Man « grounded », ramené à hauteur de rue
Le mot qui revient le plus souvent est « grounded », ancré ou terre-à-terre. Rotten Tomatoes a titré sa synthèse des premières critiques « The Most Grounded, Mature Spider-Man Story Yet ». The Playlist résume le film par « Dark, grounded, vulnerable, and unexpectedly moving », Looper salue le retour aux « street-level stories », et le New York Post note qu'il y a plus de puissance à protéger sa ville qu'à sauver le monde. C'est le socle le plus large de l'accueil critique.

Dans The Hollywood Reporter, David Rooney décrit « a heavily burdened Spider-Man, rendered more vulnerable by his sense of loss » et salue un film qui « has the good sense to stop banging on about the damn multiverse ». Le San Francisco Chronicle évoque « the mature melancholy of "The Empire Strikes Back" ».
Ce virage était perceptible dès notre décryptage de la bande-annonce finale ; il découle du sortilège d'oubli dont nous tirions le bilan dans notre analyse de ce que No Way Home a changé.
Tom Holland, le point d'accord le plus large
C'est sur l'interprétation de Tom Holland que la critique anglo-saxonne se rejoint le plus. David Rooney résume son verdict d'un « Never better ». Mike Ryan, pour The Hard Pass, parle de « his best performance as Peter », et ComicBook.com titre sur « Tom Holland's best performance yet ». Empire souligne un Peter Parker moins chiot, endurci par le deuil et la solitude.

Le signal le plus révélateur vient des plus sévères. David Ehrlich n'a attribué qu'un C- au film dans IndieWire et le décrit comme « a dull and downbeat Marvel sequel » ; il concède pourtant que Holland y livre sa « most nuanced and mature Spider-Man performance to date ». Quand un détracteur assumé sauve l'acteur, l'accord devient difficile à contester — et il se lit sur nos figurines Spider-Man.
Figurine Spider-Man Tom Holland
L'interprétation de Tom Holland est le point sur lequel la presse se rejoint le plus largement, y compris chez ceux qui n'ont pas aimé le film. Cette figurine reprend la silhouette de sa version du personnage, avec un niveau de détail pensé pour une vitrine ou une étagère de bureau.
Voir le produit — 79,90 €Jon Bernthal et le duo Frank Castle / Peter Parker
Troisième point fort massivement cité : le retour de Jon Bernthal en Frank Castle, et son duo conflictuel avec Peter Parker. Pour Liz Shannon Miller (Consequence, B+), « Bernthal might be the cast highlight », et c'est « pure pleasure to watch Frank and Peter yell at each other ». William Bibbiani, dans TheWrap, le décrit comme « a perfect foil for Tom Holland » et qualifie le duo de « comedy gold ».
Charlie Ridgely, qui note le film 8 sur 10 dans Collider, écrit que « the biggest improvement belongs to Bernthal's Punisher ». John Nugent, pour Empire, décrit un Frank Castle en « sometime frenemy ». Notre portrait de Frank Castle et de ses méthodes létales et notre historique de leur relation d'ennemis devenus partenaires instables couvrent l'arrière-plan.
Les réserves qui reviennent le plus souvent
Aucune critique n'était classée négative au 29 juillet 2026 : ce sont des bémols formulés dans des avis globalement favorables. Certains reviennent toutefois chez plusieurs auteurs indépendants.
La durée et le sentiment de surcharge
Le reproche réellement partagé porte sur la durée. Owen Gleiberman, dans Variety, juge le film « half an hour too long », un avis rejoint par plusieurs confrères évoquant un récit boursouflé. Le même critique concède qu'après No Way Home le film « can feel like a balm of contemplative drama », mais son verdict reste réservé : « watchable without ever being transporting ».
Les branchements sur le reste de l'univers Marvel
Deuxième axe récurrent : les concessions faites au Marvel Cinematic Universe élargi, et la place réduite laissée au trio Peter, MJ et Ned. Edward Douglas, du Weekend Warrior, cité par Rotten Tomatoes, écrit que les scènes entre Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon sont les meilleures du film, même si ces trois-là sont réunis bien moins souvent que dans les opus précédents. Rolling Stone y voit une mise en place cynique de futurs crossovers, IndieWire un film qui sert surtout à faire patienter.
Le passage qui suit évoque un élément de distribution annoncé avant la sortie. Empire s'interroge sur l'utilité de l'apparition de Bruce Banner, et John Nugent, qui attribue pourtant quatre étoiles sur cinq, écrit que cette irruption fracasse « not only buildings but also the narrative pace ». Le contexte est retracé dans notre récapitulatif des combats entre Spider-Man et Hulk.
La réserve est loin d'être unanime : Consequence apprécie au contraire ces connexions et ne relève aucune mise en retrait du trio, et Empire juge ces mêmes scènes parmi les plus touchantes du film.
L'antagoniste et la logique du scénario
Un troisième bémol, bien plus isolé, vise l'antagoniste. William Bibbiani, pourtant l'un des plus enthousiastes (85 sur 100 sur Metacritic), glisse que c'est seulement sur le trajet du retour qu'on réalise que le plan du méchant ne tient pas debout. David Ehrlich formule un grief distinct : il trouve sa backstory convenue et estime qu'elle casse le rythme. Nous avions passé en revue les vilains annoncés du film.
Le verdict de Peter Bradshaw dans The Guardian
Peter Bradshaw attribue trois étoiles sur cinq dans The Guardian. Il décrit un film porté par Zendaya, qui selon lui le sauve, mais juge l'ensemble trop familier, sans la nouveauté des Spider-Verse animés, et conclut qu'« a more radical reboot is needed ». Cet avis engage son auteur, pas la presse : TheWrap et The Daily Beast figurent parmi les avis bien plus élogieux relevés sur Metacritic. Les propositions animées qu'il invoque ont leur propre univers, prolongé par notre rayon Spider-Verse et multivers.
Le regard de la presse française
Au 29 juillet 2026, jour de sa sortie en France, le film affiche sur AlloCiné une note presse de 3,2 sur 5 pour 17 titres recensés, et une note spectateurs de 4,2 sur 5 pour 268 notes. Relevés datés, pas un bilan : ils évoluent en continu. Sans compteur, le constat tient en une phrase — accueil presse correct sans être dithyrambique, réception spectateurs plus chaleureuse aux premières séances.
La note spectateurs appelle une précaution : quelques centaines de votes recueillis le jour même viennent des fans les plus impatients. Quant à comparer directement les deux mondes, mieux vaut s'en abstenir : une moyenne sur 17 titres et un pourcentage sur plus de 160 critiques ne mesurent ni la même chose, ni sur la même base.
T-Shirt de Compression Spider-Man No Way Home
Tous les guides de visionnage publiés autour de la sortie s'accordent sur un prérequis unique : revoir No Way Home. Ce t-shirt de compression reprend le costume de cet épisode charnière, avec une coupe près du corps taillée pour le sport comme pour la séance du soir.
Voir le produit — 39,90 €Le démarrage commercial, chiffre par chiffre
Le volet économique appelle la même discipline : distinguer l'encaissé du projeté. Au 29 juillet 2026, l'essentiel des montants qui circulent relève de la seconde catégorie. La sortie s'accompagne aussi d'une offre dérivée, rassemblée dans notre sélection merch Brand New Day.
La Chine, premier grand marché à ouvrir
Sorti en Chine le mercredi 29 juillet 2026, deux jours avant l'Amérique du Nord, le film y a réalisé 27 millions de yuans sur les seules séances de minuit, un record toutes sorties confondues depuis cinq ans, avec plus de 430 000 spectateurs. La barre des 100 millions de yuans a été franchie dès 10 h 22, celle des 200 millions à 18 h 24, selon Maoyan et Lighthouse.
Le reste relève de la projection. Maoyan prévoyait plus de 250 millions de yuans sur la première journée, soit le meilleur démarrage pour un film de super-héros en Chine depuis Far From Home. Sur l'exploitation complète, Maoyan situe le film autour de 1,73 milliard de yuans, Dengta au-delà de 1,8 milliard — le plus gros succès hollywoodien en Chine depuis Avengers: Endgame, si cela se vérifiait.
Les premières séances parisiennes
En France, le seul indicateur du jour vient des premières séances parisiennes. Selon le site spécialisé Zickma, qui s'appuie sur le panel CBO Box Office, le film aurait réuni 12 421 spectateurs sur 26 copies, meilleur démarrage de l'année devant L'Odyssée de Christopher Nolan (7 603 entrées). Il dépasse No Way Home (9 775 sur 28 copies), Far From Home (7 625) et Homecoming (4 224), mais reste loin de l'ère Sam Raimi : 27 995 pour Spider-Man 3.
Attention à leur portée : elles ne couvrent que les projections du matin dans une vingtaine de salles parisiennes, ne préjugent pas du résultat national, et proviennent d'une source unique. À l'échelle nationale, les trois volets précédents ont totalisé 2 311 502 entrées pour Homecoming, 3 226 105 pour Far From Home et 7 319 651 pour No Way Home, le film de super-héros le plus vu en France.
Préventes et projections américaines
Aux États-Unis, où le film sort le 31 juillet 2026, le signal le plus solide vient des préventes. Fandango a annoncé qu'il était devenu son plus gros pré-vendeur de premier jour de 2026, devant The Odyssey, et qu'il figurait dans son top 10 de tous les temps. Deadline évoquait les meilleures préventes de premier jour depuis cinq ans, record détenu jusque-là par No Way Home, et avançait plus de 80 millions de dollars. Chiffres communiqués par Fandango, non vérifiés par un tiers.
Les projections d'ouverture divisent les analystes comme rarement : 180 à 195 millions de dollars pour Deadline sur la base du National Research Group, 230 à 250 millions pour Box Office Pro, 228 à 274 millions pour Box Office Theory, 260 à 280 millions pour Variety. Même l'hypothèse la plus prudente dépasserait le record 2026 de Toy Story 5, 159 677 837 dollars selon Box Office Mojo. Nous suivions déjà cette dynamique dans notre article sur les records de préventes.
À l'échelle mondiale, Deadline visait environ 465 millions de dollars sur le premier week-end, après avoir d'abord évoqué 425 millions : ce serait le deuxième plus gros démarrage mondial de l'histoire de Sony, derrière les 600,5 millions de No Way Home. Les chiffres définitifs ne seront connus qu'à partir du 3 août 2026.
Salles et formats : une donnée qui change la séance
Le film sort sur environ 4 300 salles en Amérique du Nord selon Deadline, pour un budget net estimé à 225 millions de dollars. Surtout, il n'est pas exploité en IMAX dans la plupart des marchés : Christopher Nolan a verrouillé le circuit avec The Odyssey via une exclusivité d'environ trois semaines, la Chine faisant exception. Brand New Day reste programmé en ScreenX, 4DX et PXL : vérifiez la mention au moment de réserver.
Poster Marvel Spider-Man
Une sortie de cette ampleur se retient rarement par ses chiffres. Ce poster Marvel permet d'en garder une trace murale, dans un format qui s'encadre facilement et trouve sa place aussi bien dans un salon que dans une chambre d'ado.
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Ce qu'il faut en retenir avant d'aller le voir
Durée, classification et avis de contenu
Le film dure 2 h 25, soit 145 minutes — 144 minutes et 49 secondes exactement selon le BBFC britannique, générique compris. C'est le deuxième Spider-Man le plus long, derrière No Way Home (148 minutes), devant Homecoming (133) et Far From Home (129). En France, il est classé Tous publics, sans restriction légale, sous le visa d'exploitation numéro 167934 délivré par le Centre national du cinéma et de l'image animée le 6 juillet 2026, sans avertissement.
Les organismes étrangers sont plus circonspects. La Motion Picture Association classe le film PG-13 pour « sequences of action/violence and some language ». Le BBFC retient un 12A assorti de quatre descripteurs : « moderate violence, threat, injury detail, implied strong language ». Sa fiche décrit des combats fréquents, des armes blanches et des explosions, et signale des personnages ensanglantés, dont un gros plan sur un visage en sang.
Common Sense Media recommande le film à partir de 11 ans et place la violence au niveau le plus élevé de son échelle : combats façon comics, blessures avec du sang, armes, explosions et une scène de torture. Les parents ayant laissé un avis sur le même site le situent en moyenne dès 8 ans. OSV News, agence catholique, attribue la cote A-III, réservée aux adultes : John Mulderig juge les valeurs de fond saines, mais l'excès de dialogues vulgaires discutable même pour les grands adolescents.
Ce qu'il faut avoir vu, et jusqu'où rester assis
Si vous ne devez revoir qu'un film, tous les guides désignent le même : No Way Home. Le sortilège lancé par Doctor Strange est le point de départ direct de ce chapitre, dont l'histoire reprend quatre ans après. La plupart y ajoutent le reste de la trilogie, voire Civil War, Infinity War et Endgame — de quoi justifier un détour par nos DVD et films Spider-Man et par notre guide de préparation avant la séance.
Le pilier tous les films Spider-Man dans l'ordre couvre chaque version du personnage, et la chronologie complète du MCU le replace dans la saga. Point pratique : il n'y a aucune scène au milieu du générique. Une seule séquence bonus existe, tout à la fin, après les logos des studios. Beaucoup de spectateurs partent en croyant qu'il n'y a rien.
À qui ce film s'adresse, d'après les critères rapportés
À partir des seuls éléments recensés plus haut, quelques profils se dessinent sans qu'aucun jugement ne soit porté. Si vous attendez d'un Spider-Man un récit ancré, urbain, centré sur des enjeux personnels plutôt que cosmiques, le vocabulaire de la critique décrit ce que vous cherchez. Et si vous venez pour Tom Holland, l'accord est là aussi le plus large.
Inversement, si vous espériez l'audace formelle des Spider-Verse animés, la réserve de Peter Bradshaw vous concerne ; si les longs métrages vous pèsent, la durée de 2 h 25 est le reproche le plus partagé. Et si vous n'avez pas suivi l'univers Marvel récemment, Rolling Stone comme IndieWire décrivent des branchements appuyés sur la franchise, quand Consequence les apprécie — un désaccord que notre pilier univers Spider-Man aide à mettre en perspective.
Pour les familles, la lecture se fait à deux niveaux. Le classement français Tous publics n'impose rien, mais les avis étrangers signalent une violence soutenue, un seuil à 11 ans chez Common Sense Media et une cote adultes chez OSV News — de quoi trancher selon la sensibilité de chacun. Les masques Spider-Man, les idées cadeaux et notre guide des costumes prolongent la séance.
Reste l'essentiel à écrire : les chiffres réels du week-end d'ouverture et la stabilisation des scores. En parallèle, nos articles couvrent le design du costume Fresh Start et la bande originale de Michael Giacchino. Ce film est par ailleurs le dernier long-métrage Marvel Studios avant Avengers: Doomsday, programmé au 18 décembre 2026.
