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La réponse en bref

En France, le CNC a délivré un visa « Tous publics » sans avertissement : légalement, aucun âge n'est imposé. Mais la MPA retient un PG-13, le BBFC britannique un 12A, la Suisse un âge légal de 12 ans, et Common Sense Media recommande le film à partir de 11 ans en plaçant sa violence au maximum de son échelle. Durée : 2h25. C'est cet écart qui doit guider votre décision.

Spider-Man: Brand New Day est sorti dans les salles françaises le mercredi 29 juillet 2026, et la première question de beaucoup de parents n'a rien à voir avec le multivers : peut-on y emmener un enfant de sept ans, de neuf ans, de onze ans ? Les avis officiels ne disent pas tous la même chose. Ce qui suit rassemble ce qu'ils déclarent, avec leur nom et leurs motifs exacts. Voyez aussi notre guide pour être prêt pour l'événement Spider-Man de l'année.

En France, « Tous publics » : ce que dit exactement le visa

Commençons par le seul avis qui ait valeur juridique en France. Le film a reçu le visa d'exploitation numéro 167934, délivré par le Centre national du cinéma et de l'image animée le 6 juillet 2026, avec la classification « Tous publics » et aucun avertissement associé. Aucune restriction d'âge légale ne s'applique donc. Mais cette mention constate une absence de restriction, pas une recommandation d'âge. Le CNC dispose d'un échelon intermédiaire, l'avertissement, qui signale des séquences susceptibles de heurter un jeune public sans interdire le film : il n'a pas été retenu ici. Le visa ne dit rien du contenu, que les organismes étrangers détaillent ligne par ligne.

PG-13 aux États-Unis, 12A au Royaume-Uni

Aux États-Unis, la Motion Picture Association classe le film PG-13, avec pour motif officiel « sequences of action/violence and some language » : des séquences d'action et de violence, et quelques termes grossiers. Le PG-13 n'interdit rien, mais il met en garde les parents d'enfants de moins de treize ans.

Au Royaume-Uni, le British Board of Film Classification a rendu son verdict le 28 juillet 2026 : 12A, distribution Columbia Pictures, durée enregistrée d'environ 145 minutes. Il retient quatre descripteurs, « moderate violence, threat, injury detail, implied strong language », soit violence modérée, tension, détails de blessures et langage grossier suggéré. Un 12A reste permissif : selon les exploitants britanniques, les moins de douze ans peuvent voir le film accompagnés d'un adulte.

La Suisse est la seule à distinguer deux niveaux : la Commission nationale du film et de la protection des mineurs retient un âge légal de 12 ans et un âge suggéré de 14 ans. Précision utile : la décision du BBFC repose sur ses propres critères et ne correspond pas au visa du CNC — elle n'est pas l'avis officiel en France. Elle reste un excellent indicateur, car le BBFC publie le détail motivé de son évaluation.

2h25 : la durée réelle et ce qu'elle change

AlloCiné et Rotten Tomatoes annoncent 2h25, soit 145 minutes. Le métrage exact certifié par le BBFC est de 144 minutes et 49 secondes, générique de fin compris. Cette donnée pèse autant que la classification : deux heures vingt-cinq dans le noir, plus une quinzaine de minutes de bandes-annonces, cela dépasse l'attention d'un enfant de six ou sept ans, quel que soit le contenu.

Ce n'est pas un record dans la saga. Le film reste derrière No Way Home et ses 148 minutes, mais dépasse Homecoming (133 minutes) et Far From Home (129 minutes). Il s'installe en deuxième position des Spider-Man les plus longs, à trois minutes du titre. Le classement complet figure sur notre page films Spider-Man : ordre, versions et univers.

La durée est le reproche le plus partagé par la critique. Owen Gleiberman, dans Variety, juge le film « half an hour too long », une demi-heure de trop, et plusieurs confrères évoquent un récit surchargé. John Nugent, qui lui accorde pourtant quatre étoiles sur cinq dans Empire, souligne qu'une irruption spectaculaire casse le rythme, défaut qui pèse lourd sur un métrage de deux heures et demie. Ce reproche de rythme, relevé par Owen Gleiberman (Variety) et John Nugent (Empire), est à peser pour un jeune spectateur sur un métrage de 2h25.

Une donnée pratique enfin : le film ne contient aucune scène au milieu du générique. Sa seule séquence bonus arrive après l'intégralité du générique et même après les logos des studios, ce qui suppose plusieurs minutes d'attente de plus — à peser avant de promettre à un enfant qu'on restera jusqu'au bout. Son contenu est décrypté dans notre article y a-t-il une scène post-crédits dans Brand New Day.

Ce que le BBFC relève précisément sur la violence

Le BBFC ne se contente pas d'un verdict. Il détaille la violence en ces termes : « Frequent scenes of violence include kicks, punches, body slams, head slams, and the use of bladed weapons. Characters are thrown through glass and slammed into vehicles. There are also scenes involving gunfire and explosions. » En français : des scènes de violence fréquentes comprenant coups de pied, coups de poing, projections au sol, chocs à la tête et usage d'armes blanches ; des personnages projetés à travers des vitres et plaqués contre des véhicules ; des scènes impliquant des armes à feu et des explosions. Le mot « frequent » décrit un régime d'ensemble, pas un pic isolé.

« Injury detail » : le sang, une mention inédite pour un Spider-Man du MCU

Le BBFC consacre au film une rubrique distincte, la plus décisive pour un parent : « Occasional scenes feature blood on characters in the aftermath of violence, including a close-up of a bloodied face. In one scene, a pool of blood is briefly visible under an injured character. » Autrement dit, quelques scènes montrent des personnages ensanglantés après des affrontements, dont un gros plan sur un visage en sang, et une flaque de sang brièvement visible sous un blessé.

Ce descripteur n'apparaît sur aucun autre Spider-Man du MCU. No Way Home ne portait que « moderate violence, threat », sans référence au sang ; Homecoming et Far From Home parlaient de « fantasy violence », rangée du côté de l'imaginaire. Brand New Day est donc le premier Spider-Man du MCU dont l'avis de classification signale du sang. Rigueur nécessaire : cela traduit un changement de seuil dans l'évaluation officielle, pas nécessairement la première goutte de sang de la saga. Mais le signal est nouveau.

Common Sense Media recommande le film à partir de 11 ans

Common Sense Media, l'organisation américaine de conseil aux parents la plus consultée, est le seul organisme du panel à publier un âge éditorial recommandé : 11 ans. Elle place la violence au niveau le plus élevé de son échelle, « a lot » — une échelle de quatre paliers qui plafonne donc ici. Le détail énumère des combats fréquents façon comics, des situations de danger, des blessures avec du sang, des armes à feu et des armes blanches, des explosions, des chutes et une scène de torture.

Un point induit souvent les parents en erreur : sur la même fiche, les lecteurs qui laissent un avis situent le film en moyenne à partir de 8 ans. Ce chiffre est un avis d'utilisateurs, pas la position de la rédaction, qui reste à 11 ans.

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OSV News classe le film A-III, réservé aux adultes

Le verdict le plus sévère vient d'un guide confessionnel. OSV News, l'agence catholique qui a repris depuis 2022 le barème de classification autrefois géré par la conférence des évêques des États-Unis, attribue au film la cote A-III, réservée aux adultes. Dans sa critique du 29 juillet 2026, John Mulderig estime que si « les valeurs de fond du film sont saines », un excès de dialogues vulgaires en fait un contenu discutable même pour les adolescents les plus âgés. Le grief ne porte donc ni sur la morale du film, jugée saine, ni sur ses images : il vise le vocabulaire. C'est cohérent avec la MPA, qui relève « some language », et le BBFC, qui retient « implied strong language ».

Romance et nudité : ce que signalent les guides parentaux

Les trois principaux guides de contenu américains convergent ici, et leur verdict est mesuré. Common Sense Media, qui note la rubrique « sexe, romance et nudité » comme faible, relève des baisers et une scène où un personnage en invite un autre à « take off your clothes » pour le rejoindre dans un bain à remous. Movieguide signale « upper male nudity in two scenes », le héros torse nu à deux reprises, et une nudité féminine suggérée mais jamais montrée dans une scène de bassin intérieur ; le site précise qu'il n'y a aucune scène de sexe. Plugged In décrit la même séquence, avec un léger spoiler de casting : Spider-Man y rejoint Black Widow, et l'on ne voit que les épaules dénudées de celle-ci tandis que lui est en sous-vêtements. Le constat commun, sans exagération ni minimisation : de la tension romantique et quelques plans suggestifs, rien d'explicite.

Les séquences susceptibles de marquer les plus jeunes

Cette section contient de légers éléments d'intrigue, tirés des avis publiés le jour de la sortie par Movieguide et Plugged In. Ces sources décrivent une longue séquence d'action urbaine articulée autour d'un vilain capable de prendre le contrôle mental de personnes en passant d'un corps à l'autre : il retourne des civils contre Spider-Man et dirige un véhicule blindé de type char qui écrase des voitures et ouvre le feu dans la rue. Common Sense Media corrobore, évoquant une entité qui saute de corps en corps et une destruction massive. Les antagonistes sont détaillés dans notre article sur les méchants de Brand New Day, nos portraits du Scorpion de Michael Mando et du clan de La Main.

Ces mêmes sources rapportent que le vilain finit par retourner Hulk, qui affronte Spider-Man et met à mal un bâtiment. Plugged In est plus cru : Hulk arrachant le flanc d'un gratte-ciel, des dizaines de civils sous contrôle poussés au suicide ou devant des véhicules, le char tirant au canon avant d'être projeté à travers un mur. Le niveau de violence est donc soutenu, même si le sang y reste, toujours selon Plugged In, relativement contenu. Le registre n'est pas seulement celui de la bagarre mais celui de la perte de contrôle, qui inquiète souvent les plus jeunes davantage qu'un échange de coups. L'historique de cette confrontation figure dans notre dossier Spider-Man contre Hulk.

Pourquoi ce Spider-Man est plus sombre que les trois précédents

Le durcissement des avis découle de choix d'écriture assumés. Le premier est l'abandon du multivers : là où No Way Home avait tout fait basculer sur ce terrain, Brand New Day recentre son intrigue sur la criminalité de rue new-yorkaise. Kevin Feige a décrit un « vrai Spider-Man » confronté à des menaces à hauteur d'homme : moins de portails, plus de ruelles et de blessures qui laissent des traces.

Le deuxième choix concerne Peter Parker. Le film se déroule quatre ans après No Way Home, sa scène d'ouverture étant située neuf mois après le final du précédent volet, et place son héros dans un isolement affectif profond, conséquence directe du sortilège d'oubli de Doctor Strange. Le réalisateur Destin Daniel Cretton le décrit « complètement seul », et la presse évoque une détresse psychologique qui rejaillit sur ses pouvoirs : ce Peter n'est plus l'adolescent enthousiaste des deux premiers films. Nos articles sur la mémoire de MJ et sur le choix impossible de Spider-Man retracent le départ de cette solitude.

Le troisième facteur est un personnage. Jon Bernthal reprend le rôle de Frank Castle, le Punisher, aux côtés de Tom Holland : c'est la première apparition du personnage sur grand écran dans le MCU. Un justicier ouvertement létal, sans équivalent parmi les partenaires des précédents Spider-Man du MCU, participe directement du durcissement — voyez notre portrait des origines et méthodes létales du Punisher et notre analyse de leur relation instable. Tom Holland avait lui-même annoncé « un ton plus mature que les précédents Spider-Man du MCU », son personnage entamant « le chapitre le plus sombre de sa vie ».

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Ce que la critique dit du ton

Le film n'est pas plus dur parce qu'il serait raté ou complaisant : il est plus lourd émotionnellement. Dans The Hollywood Reporter du 28 juillet 2026, le critique en chef David Rooney évoque « a heavily burdened Spider-Man, rendered more vulnerable by his sense of loss » et salue un film qui « has the good sense to stop banging on about the damn multiverse ». Le récit met au premier plan, écrit-il, « the humanity that has always been Spidey's greatest strength — with an extra dash of angst », et il juge les scènes d'action « impressively executed » : l'émotion prend le pas sur le spectacle sans le remplacer. Le San Francisco Chronicle parle de « the mature melancholy of "The Empire Strikes Back" », Polygon d'« a more mature Spider-Man with smarter storytelling », The Playlist d'un « Dark, grounded, vulnerable, and unexpectedly moving ». Pour un parent, la difficulté tiendra donc autant à la mélancolie qu'aux combats.

Les chiffres d'accueil, à horodater car ils bougent d'heure en heure, confirment cette réception favorable. Au 29 juillet 2026, le film affichait 91 % de Tomatometer et le statut Certified Fresh sur Rotten Tomatoes pour 163 critiques, et un Metascore de 70 sur 100 sur 42 critiques dont 32 positives, 10 mitigées et aucune négative. Le même jour, AlloCiné relevait 3,2 sur 5 côté presse pour 17 titres et 4,2 sur 5 côté spectateurs pour 268 notes — échantillon réduit, porté par les fans les plus impatients, et chiffres qui évoluent en continu. Pour situer le film dans la saga, voyez notre comparatif du meilleur film Spider-Man de tous les temps.

Des repères par tranche d'âge, de parent à parent

Ce qui suit n'a aucune valeur officielle et n'engage pas les organismes cités : en France, aucun âge n'est imposé. Ces repères traduisent seulement, en langage de parent, ce que les classifications ont relevé, et ils cèdent devant ce que vous savez de votre enfant. D'autres repères pratiques sont regroupés sur notre page guides et conseils.

Avant 8 ans

Rien ne plaide pour la salle à cet âge : 2h25 dépasse le format habituel des plus jeunes, Common Sense Media place la violence au maximum de son échelle et évoque une scène de torture, le BBFC signale un gros plan sur un visage en sang, et le seul organisme à publier un âge éditorial dit 11 ans. La série animée Spidey et ses amis extraordinaires reste le point d'entrée conçu pour eux, et l'univers du tisseur s'explore très bien par les peluches, les jouets ou les déguisements pour enfants.

Entre 8 et 11 ans

C'est la zone grise, celle où les avis se contredisent : la rédaction de Common Sense Media dit 11 ans, ses lecteurs disent 8 ans. Un enfant de neuf ans habitué aux films de super-héros et un autre qui n'en a jamais vu ne vivront pas la même séance. Trois points d'attention se dégagent : le gros plan sur un visage en sang, la flaque de sang sous un blessé, et la séquence où des civils ordinaires sont retournés contre le héros. Si l'un d'eux vous fait hésiter, mieux vaut attendre. Notre guide pour organiser une soirée film à la maison offre une alternative, avec les volets précédents au rayon DVD et films Spider-Man.

À partir de 11 ou 12 ans

C'est le seuil sur lequel converge la majorité des organismes, et cette convergence est le fait le plus solide du dossier. Common Sense Media recommande 11 ans, le BBFC retient un 12A, la Suisse fixe un âge légal de 12 ans, et la MPA adresse son PG-13 aux parents d'enfants de moins de 13 ans. Un accompagnement adulte reste utile, ne serait-ce que parce que le langage fait l'unanimité des réserves.

Adolescents

La seule réserve qui subsiste est celle d'OSV News et de sa cote A-III, et elle porte sur les dialogues vulgaires plutôt que sur les images. La Suisse suggère 14 ans au-delà de son âge légal de 12 ans. À l'inverse, c'est le public pour lequel les qualités relevées par la critique — mélancolie, vulnérabilité, ancrage réaliste — jouent le plus.

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Ce qu'il faut retenir avant de réserver

Résumons. En France, le CNC a délivré le visa 167934 le 6 juillet 2026, « Tous publics » et sans avertissement : rien ne vous empêche légalement d'emmener un enfant de n'importe quel âge. La MPA retient un PG-13 pour « sequences of action/violence and some language ». Le BBFC classe le film 12A avec quatre descripteurs, dont un « injury detail » absent de tous les autres Spider-Man du MCU. La Suisse fixe 12 ans légaux et 14 suggérés, Common Sense Media recommande 11 ans, OSV News le réserve aux adultes pour son vocabulaire. Le tout dure 2h25.

La loi française laisse donc la porte ouverte, tandis que tous les organismes qui indiquent un âge se rangent entre 11 et 14 ans. Ce n'est pas une contradiction : la France mesure ce qu'il faut interdire, les autres ce qu'il faut recommander. À vous de trancher, en sachant que la maturité saluée par la critique — 91 % sur Rotten Tomatoes au 29 juillet 2026 — est exactement ce qui rend le film moins évident à partager avec un jeune enfant. Dernier repère : revoir No Way Home reste indispensable, sans quoi un enfant ne comprendra pas pourquoi le héros est seul ; notre liste des films du MCU dans l'ordre chronologique donne le parcours complet. Pour préparer la sortie, la sélection merch Brand New Day rassemble les nouveautés du film, aux côtés des t-shirts pour enfants, des pyjamas, des figurines et des masques. Si votre enfant est encore trop jeune, nos articles sur son obsession pour Spider-Man et le guide des jouets selon l'âge vous feront patienter.

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