La réponse en bref
Avant le Spider-Man de Sam Raimi, sorti en 2002, le héros a traversé près de quinze ans de projets avortés. Cannon Films acquiert en 1985 les droits cinéma du personnage pour cinq ans, contre 225 000 dollars, sans jamais tourner le film. Carolco engage ensuite James Cameron, qui écrit un scriptment, mi-scénario mi-traitement, de plus de cinquante pages. Des procès en cascade bloquent tout jusqu'en 1999, quand Marvel concède à Sony le droit de produire des films Spider-Man.
Au sommaire
Quinze ans de projets en un coup d'œil
Le Spider-Man de Sam Raimi sort le 3 mai 2002 aux États-Unis. Entre l'achat des droits par Cannon et cette sortie, les droits cinéma du personnage passent de studio en studio, changent plusieurs fois de mains et se retrouvent au cœur de procès qui paralysent tout projet. Le tableau ci-dessous résume qui tenait les droits à chaque étape. Ce qui s'est passé après 2002, entre Sony, Marvel et Disney, est expliqué dans notre article sur les droits de Spider-Man.
| Année | Ce qui se passe | Droits cinéma |
|---|---|---|
| 1985 | Marvel cède les droits pour cinq ans à la Cannon de Menahem Golan et Yoram Globus, contre 225 000 dollars | Cannon |
| 1987 | Après les échecs de Superman IV et de Masters of the Universe, le budget du film est fortement réduit | Cannon |
| 1989 | Golan quitte la Cannon et emporte les droits dans sa société, la 21st Century Film Corporation | 21st Century |
| 1990 | Carolco rachète les droits cinéma pour 5 millions de dollars | Carolco |
| 1991 | James Cameron reçoit 3 millions de dollars pour écrire et réaliser le film | Carolco |
| 1993 | Variety annonce que Carolco a reçu le texte de Cameron ; Golan attaque Carolco en justice | Carolco (droits contestés) |
| 1995 | Carolco se place sous la protection de la loi sur les faillites | En litige |
| 1996 | Marvel Entertainment Group se place à son tour sous la protection du chapitre 11, le 27 décembre | En litige |
| 1999 | Jugements favorables à Marvel, licence accordée à Sony, règlement avec MGM | Sony |
| 2002 | Le Spider-Man de Sam Raimi sort aux États-Unis le 3 mai | Sony |
1985 : Cannon Films met la main sur Spider-Man
La Cannon n'est pas la première à tenter l'aventure. Au début des années 1980, le producteur Roger Corman, spécialiste des films à petit budget, détient une option sur une adaptation de Spider-Man. Son projet repose sur un texte écrit par Stan Lee, où le héros affronte Doctor Octopus. Les deux hommes butent sur l'argent : Corman veut un film d'action rapide et bon marché, Stan Lee souhaite une production à gros budget. L'option n'aboutit à rien. Le parcours du scénariste, qui a créé le personnage avec le dessinateur Steve Ditko, est retracé dans notre portrait de Stan Lee.
En 1985, Marvel cède les droits cinéma de Spider-Man à la Cannon de Menahem Golan et Yoram Globus, le studio qui produit alors les films d'action de Chuck Norris. Le prix : 225 000 dollars, plus un pourcentage des recettes brutes. Le Los Angeles Times parlera plus tard d'un prix « bradé ». Le contrat court cinq ans : si aucun film n'est fait dans ce délai, les droits reviennent à Marvel. Cannon vise un budget de 15 millions de dollars selon le Los Angeles Times, 20 millions selon Den of Geek.
Le contrat Cannon en chiffres
Pour porter le costume, Cannon choisit le cascadeur Scott Leva, qui pose déjà en Spider-Man pour Marvel. C'est lui qu'on voit sur la couverture de The Amazing Spider-Man n° 262, datée de mars 1985 : la première couverture photographique d'un numéro de Spider-Man, dont la photo a été prise par Eliot R. Brown, employé de Marvel. Une affiche est réalisée avec lui sous le masque, et un court film promotionnel d'environ dix-huit secondes, selon /Film, est tourné. Pour Peter Parker, Cannon envisage Tom Cruise. Selon le livre d'Edward Gross Spider-Man Confidential, paru en 2002, d'autres noms ont été envisagés sans qu'aucun rôle ne soit proposé : Bob Hoskins en Doctor Octopus, Christopher Lee en scientifique, Lauren Bacall ou Katharine Hepburn en tante May. Les acteurs qui ont finalement porté le costume sont réunis dans notre article sur les acteurs de Spider-Man au cinéma et dans notre page sur toutes les distributions.
Un Spider-Man monstre : la version horreur de Tobe Hooper
Menahem Golan et Yoram Globus connaissent mal le personnage. Ils le voient comme une créature de film d'horreur, une variante du loup-garou des vieux films de monstres. Le premier réalisateur associé au projet est Tobe Hooper, l'auteur de The Texas Chain Saw Massacre. Il finit par quitter le projet.
Le premier traitement est confié à Leslie Stevens, créateur de la série The Outer Limits. Spider-Man y devient une araignée au sens propre. Peter Parker n'est pas mordu : un scientifique d'entreprise, le docteur Zork, l'expose volontairement à des radiations, et le jeune homme se transforme en hybride d'araignée géant à huit bras. Zork veut ensuite qu'il prenne la tête de son armée de mutants mi-humains, mi-animaux, mais la créature se retourne contre lui.
La version horreur en bref
Stan Lee rejette cette version et insiste pour que Cannon s'appuie sur les vrais comics. Le traitement est abandonné. Le Peter Parker que Stan Lee défendait, lycéen fauché et rongé par la culpabilité, est raconté dans notre page Peter Parker. C'est le héros masqué, et non un monstre à huit bras, que l'on retrouve sur nos posters Spider-Man.
Doctor Octopus, Joseph Zito et les réécritures
Les scénaristes Ted Newsom et John Brancato écrivent ensuite une version beaucoup plus classique. Otto Octavius y devient le professeur et le mentor de Peter Parker, et un même accident de cyclotron, selon Wikipédia, donne naissance à Spider-Man et à Doctor Octopus. Le savant aux bras mécaniques est présenté dans notre portrait de Doctor Octopus, et l'ensemble des adversaires du héros dans notre guide des ennemis de Spider-Man.
À la réalisation, Joseph Zito remplace Tobe Hooper. Il a signé Friday the 13th: The Final Chapter, sorti en 1984, et, pour Cannon, les films de Chuck Norris Missing in Action (1984) et Invasion U.S.A. (1985). Il engage le scénariste Barney Cohen, qui avait écrit ce film pour lui, afin de réécrire le premier jet de Newsom et Brancato.
Le projet se heurte alors aux finances de Cannon. En 1987, le studio est en difficulté : Superman IV, dont le budget a été ramené de 36 à 17 millions de dollars, et Masters of the Universe, sorti en août 1987, déçoivent tous deux. Après ces deux contre-performances, le budget de Spider-Man est fortement réduit, et Joseph Zito quitte le projet. Le Doctor Octopus qu'il devait filmer attendra Spider-Man 2, de Sam Raimi ; le héros et ses adversaires se retrouvent aujourd'hui parmi nos figurines Spider-Man.

Figurine Jouet Spider-Man - Dr Octopus
Le Doctor Octopus des comics, combinaison verte et jaune, lunettes rondes et quatre bras mécaniques articulés : le méchant que le cinéma a fini par offrir à Spider-Man.
Voir le produit — 29,90 €Albert Pyun, Masters of the Universe 2 et la naissance de Cyborg
Cannon ne renonce pas tout de suite. Le studio confie à Albert Pyun la réalisation de Spider-Man et de Masters of the Universe 2, deux films à tourner presque en même temps, avec des décors partagés. Mais l'argent manque. Cannon perd ses accords avec Mattel, propriétaire de He-Man, et avec Marvel : les deux films sont abandonnés ensemble, alors que le studio a déjà dépensé environ 2 millions de dollars, surtout en décors et en costumes.
Spider-Man
Confié à Albert Pyun, abandonné quand Cannon perd son accord avec Marvel.
Masters of the Universe 2
Prévu dans la foulée avec les mêmes décors, abandonné quand Cannon perd son accord avec Mattel.
Cyborg
Écrit en un week-end pour réutiliser décors et costumes, tourné en 23 jours.
Pour amortir ces décors et ces costumes, Albert Pyun écrit en un seul week-end l'histoire d'un nouveau film, d'abord intitulé Slinger. Ce sera Cyborg, tourné en 23 jours pour moins de 500 000 dollars, avec Jean-Claude Van Damme dans le rôle de Gibson Rickenbacker : c'est Menahem Golan qui impose l'acteur. Cyborg sort aux États-Unis le 7 avril 1989 et rapporte 10 166 459 dollars au total sur le marché nord-américain. Il arrive dans les salles françaises le 7 juin 1989, toujours distribué par Cannon. Spider-Man avait déjà été incarné en prises de vues réelles à la télévision américaine, comme le raconte notre article sur le téléfilm L'Homme-Araignée.
1989 : Menahem Golan part avec les droits
À la fin des années 1980, la Cannon passe sous le contrôle de Pathé Communications, la société du financier italien Giancarlo Parretti, financée par le Crédit lyonnais. Menahem Golan quitte la Cannon en 1989 ; le New York Times titre le 1er mars 1989 sur son départ pour fonder sa propre société. Yoram Globus, lui, reste chez Pathé. Au titre de son indemnité de départ, Golan emporte les droits cinéma de Spider-Man au profit de sa société, la 21st Century Film Corporation, dont il prend alors la tête. Selon Wikipédia, les droits de Captain America suivent le même chemin.
Pour financer le film, Golan revend les droits télévisés mondiaux du futur Spider-Man à Viacom, et ses droits vidéo à RCA/Columbia, future Columbia TriStar. En 1990, Carolco Pictures, le studio de Terminator 2, rachète à la 21st Century les droits cinéma pour 5 millions de dollars. La cession a une condition : Menahem Golan doit être crédité comme producteur du film. Carolco présente son projet comme un Spider-Man en prises de vues réelles à 50 millions de dollars.
Qui détient quoi au début des années 1990
Ce découpage des droits entre plusieurs sociétés est la bombe à retardement de toute l'affaire. Pendant ces années sans film, le héros continue de vivre dans les comics. Son costume classique se retrouve aujourd'hui parmi nos déguisements Spider-Man et nos masques, et nos tapisseries l'affichent en grand format.
Le Spider-Man de James Cameron : ce que racontait le scriptment
En 1991, Carolco verse 3 millions de dollars à James Cameron pour écrire et réaliser Spider-Man. Son contrat lui donne un droit de regard sur les crédits du film, et il refuse de créditer Menahem Golan comme producteur. Le texte de Cameron date de 1991 ; Variety annonce le 1er septembre 1993 que Carolco l'a reçu. Entre-temps, le contrat avec Marvel a été renégocié, avec une nouvelle échéance fixée à mai 1996.
Ce texte n'est pas un scénario classique mais un « scriptment », un hybride de scénario dialogué et de traitement narratif. Stan Lee le décrira comme un traitement très détaillé de plus de cinquante pages. Peter Parker y a 17 ans. L'araignée qui le mord vient d'un laboratoire où l'on mène des expériences de recodage génétique sur des mouches des fruits. Surtout, la toile ne sort pas d'un gadget : elle jaillit du corps de Peter, par des filières organiques au niveau des poignets, une métaphore de la puberté selon Cameron. Le cinéaste résume son héros d'une formule, « He's Spider-Kid » : un lycéen solitaire et impopulaire. L'origine classique est conservée : Peter refuse d'arrêter un voleur qui s'enfuit d'une station de télévision locale, et ce voleur tue ensuite l'oncle Ben, un drame raconté dans notre article sur la mort de l'oncle Ben.
Peter Parker
17 ans, lycéen solitaire, toile organique qui sort de ses poignets.
Carlton Strand
Homme d'affaires corrompu capable de manipuler l'électricité depuis un coup de foudre : l'Electro de Cameron.
Boyd
Le bras droit de Strand, capable de changer son corps en sable : l'Homme-Sable de Cameron.
Mary Jane
Sauvée par Spider-Man des griffes de Strand au sommet du World Trade Center.
Les méchants sont inédits, même s'ils empruntent leurs pouvoirs à deux adversaires des comics. Le grand adversaire, Carlton Strand, est un homme d'affaires corrompu capable de manipuler l'électricité depuis qu'il a survécu à un coup de foudre : c'est la version d'Electro par Cameron. Son bras droit, Boyd, peut transformer son corps en sable, comme l'Homme-Sable. Doctor Octopus, le méchant des scénarios de Cannon, n'apparaît pas. Le ton est sombre et réservé aux adultes : les personnages, Peter compris, jurent abondamment. Le texte contient une scène d'amour entre Peter et Mary Jane au sommet d'une tour du pont de Brooklyn, et l'affrontement final se joue au sommet du World Trade Center.

Figurine Jouet Spider-Man - Electro
Electro dans son costume vert et jaune à éclairs et masque en étoile : le super-vilain des comics dont James Cameron s'est inspiré pour son Carlton Strand, en figurine pour la chambre.
Voir le produit — 29,90 €Des années de procès et trois faillites
Le film de Cameron ne se tournera pas : procès et faillites vont tout bloquer. En avril 1993, Menahem Golan attaque Carolco pour faire annuler son contrat, puisqu'il a été privé de son crédit de producteur. Carolco attaque à son tour Viacom et Columbia TriStar, en février 1994 selon le Los Angeles Times, pour faire annuler leurs droits télévisés et vidéo, et les deux studios contre-attaquent. Au milieu des années 1990, MGM, rapprochée de Pathé à l'époque de Parretti, se dit héritière des anciens droits de Cannon et poursuit pour fraude Golan, Globus, Parretti, la 21st Century, Viacom, Tri-Star et Marvel.
Les faillites s'enchaînent. Carolco se place sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites en 1995. L'Île aux pirates (Cutthroat Island), qu'elle a produit, sort le 22 décembre 1995 aux États-Unis et le 14 février 1996 en France : cet échec fait partie de ceux qui coulent un studio déjà en faillite. Le 27 décembre 1996, Marvel Entertainment Group demande à son tour la protection du chapitre 11 ; la 21st Century de Golan fait elle aussi faillite, en 1996 selon Wikipédia. Carolco, la 21st Century et Marvel se retrouvent toutes en faillite pendant les procès. Marvel en sort le 1er octobre 1998, quand Toy Biz l'absorbe et prend le nom de Marvel Enterprises. Le rôle que Spider-Man avait joué auparavant dans l'essor de la maison d'édition est raconté dans notre article sur l'histoire de Marvel.
Ce qu'on lit souvent, et qui est faux
- « Cannon voulait faire de Spider-Man un loup-garou. » Le loup-garou résume le contresens de Golan et Globus ; le traitement de Leslie Stevens en fait un monstre-araignée à huit bras.
- « Arnold Schwarzenegger devait jouer Doctor Octopus chez Cameron. » C'est une rumeur : Doctor Octopus n'apparaît même pas dans le scriptment.
- « Leonardo DiCaprio était engagé pour jouer Peter Parker. » Son nom a seulement été cité ; aucune déclaration de Cameron ne le confirme.
- « Sony a acheté Spider-Man pendant la faillite de Marvel. » Marvel est sortie de faillite le 1er octobre 1998 ; la licence accordée à Sony date de mars 1999.
1999 : Sony obtient les droits cinéma de Spider-Man
Le dénouement arrive en 1999. En février, la justice californienne rend un jugement sommaire en faveur de Marvel et rejette les demandes de MGM. Le 1er mars 1999, Eric Ellenbogen, PDG de Marvel, Avi Arad, directeur de la création, et John Calley, PDG de Sony Pictures Entertainment, annoncent leur accord ; le lendemain, le Los Angeles Times titre « Studio Rights to Spider-Man Are Untangled ». Marvel concède à Sony le droit de produire des films Spider-Man contre une avance non remboursable sur redevances, dont le rapport annuel de Marvel ne donne pas le montant.
Reste MGM. En mars 1999, MGM, Sony et Marvel règlent à l'amiable leurs derniers litiges, au prix d'un étonnant échange : pour que MGM renonce à Spider-Man, Sony abandonne ses projets concurrents de films de James Bond, fondés sur les droits de Kevin McClory, coauteur de l'histoire de Thunderball. La même année, la Cour supérieure de Los Angeles juge que Viacom n'a aucun droit sur un film Spider-Man.
Sony engage le scénariste David Koepp, dont le premier travail s'appuie directement sur le texte de Cameron. En janvier 2000, Sam Raimi est choisi pour réaliser le film : le 27 janvier, The Hollywood Reporter le dit en négociations finales. Spider-Man sort aux États-Unis le 3 mai 2002. Sa fabrication est racontée dans notre article sur le film de 2002, la saga qui a suivi dans la trilogie de Sam Raimi, et l'ordre de tous les films dans notre page sur les films Spider-Man. Les films sortis depuis 2002 se revoient parmi nos DVD et Blu-ray Spider-Man.
Ce que Raimi a gardé de Cameron
Les lance-toiles organiques. Dans le film de Sam Raimi, la toile sort des poignets de Peter, comme dans le scriptment de James Cameron. Les autres versions, mécaniques ou organiques, sont comparées dans notre comparatif des lance-toiles.
Cameron, avec le recul
Cameron a exprimé ses regrets. Dans son livre Tech Noir: The Art of James Cameron, dont la presse a publié des extraits le 6 décembre 2021, il qualifie son Spider-Man de « plus grand film que je n'aie jamais fait » (« the greatest movie I never made »). Il voulait un Spider-Man ancré dans le monde réel, dans la veine de Terminator et d'Aliens.
Après la chute de Carolco, il a tenté de convaincre la 20th Century Fox de racheter les droits. La Fox a refusé de s'engager : les droits étaient embrouillés, et Sony avait selon lui un lien « très discutable » avec eux. Cameron explique que cet échec l'a poussé à ne plus travailler sur la propriété intellectuelle des autres et à développer ses propres films, comme Titanic puis Avatar. Spider-Man a connu d'autres films jamais tournés, racontés dans nos articles sur le Spider-Man 4 de Sam Raimi et sur l'abandon d'Amazing Spider-Man 3.

Réveil Spider-Man Vintage Comics
Un réveil cube à écran digital, illustré de Spider-Man façon vieux comics : le héros tel qu'on le lisait pendant les années où ses films restaient sur le papier des scénarios.
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Entre 1985 et 1999, Spider-Man a été tour à tour un projet de Cannon, une araignée géante à huit bras, un film face à Doctor Octopus, un scriptment de James Cameron et l'enjeu de procès qui ont accompagné trois faillites. Dans le film de Sam Raimi, l'héritage le plus visible de ces années perdues, ce sont les lance-toiles organiques imaginés par James Cameron. Côté boutique, la version mécanique des comics, celle que Cameron avait remplacée par des filières organiques, se retrouve parmi nos lance-toiles ; nos t-shirts Spider-Man, nos réveils et nos idées cadeaux déclinent le héros au quotidien, et notre page sur tous les personnages présente l'ensemble de son univers.
